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Mon agenda à la DPJ

Par quel bout commencer… Un début de semaine ? Une journée de dispo ? Une journée à la Cour ? Une journée de suivi ? Et dans quel service ?

Toutes ces questions me sont venues en tête pour trouver l’inspiration avant la rédaction de ce texte. L’objectif des prochaines lignes est de vous décrire à quoi ressemble une journée à la Direction des programmes jeunesse (DPJ).

Honnêtement, il n’y a pas de journée « typique » en protection. Chaque journée est unique. Qu’on soit au service de réception et traitement des signalements (RTS), au service évaluation-orientation (EO), ou à l’application des mesures (AM), et j’en passe! Il n’y a jamais deux journées pareilles à notre agenda. Chaque service à ses particularités, et son lot de défis. Je tenterai donc de vous tracer un portrait global de ce qu’on peut retrouver à l’agenda d’une intervenante à la DPJ.

Être organisé, c’est la clé

Tout d’abord, l’organisation est la clé pour accomplir toutes nos tâches de notre to-do-list.

À notre agenda, on devra prévoir du temps pour rédiger nos rapports et suivis d’activités, et faire des appels de suivis et des vérifications. Il y aura une journée de disponible. Cette journée nous sert à gérer les urgences comme un code 1 pour l’équipe évaluation-orientation **Notes Catherine: Qu’est-ce un code 1?** , et où on fait des interventions d’urgence dans les dossiers de nos collègues à l’application des mesures. Quelqu’un sera aussi attitré quotidiennement au triage des signalements au service RTS **Définition**. On doit se prévoir du temps pour accompagner une collègue dans le besoin, débuter un nouveau dossier d’évaluation, et réviser nos PI à l’AM. ** Note de Catherine: J’ajouterais des explications pour que monsieur/madame tout le monde puisse comprendre ces interventions **

Parfois, à cette planification s’ajoute une journée de tribunal, des rencontres dernière minute avec notre clientèle, et une (ou des) urgences dans nos dossiers. Il ne faut pas oublier les rencontres avec notre gestionnaire et notre superviseur en activité clinique (SAC), et les échanges cliniques avec nos collègues pour avoir un deuxième regard sur certaines situations complexes.

Bref, la liste est longue et les journées sont courtes… Nous savons à quelle heure nous commençons, mais rarement à qu’elle l’heure nous finissons.

Malgré que notre quotidien soit parsemé d’urgences, et d’imprévus, on aime prendre le temps avec nos collègues, même nos temps libres se font rares. Que ce soit pour siroter quelques gorgées de café en matinée, pour diner entre nous, ou pour ventiler en milieu d’après-midi parce qu’on vient de terminer une intervention colossale, prendre le temps est quoiqu’essentiel dans notre travail. Il s’agit d’un moyen efficace pour mieux gérer notre stress et la pression continue du quotidien.


Une autre réalité du milieu est qu’on apprend trop vite à oublier de compter notre temps

Il y a des journées où on ferait un gros X dans notre calendrier. Que soit parce que nous avons accompli l’impossible, ou parce que nous avons fait face à l’inimaginable, certaines journées atypiques sont marquantes. Il y a aussi des journées chargées de vives émotions, comme l’annonce d’une mauvaise nouvelle, d’une prise de mesure de protection immédiate ou provisoire, du retrait d’enfants de leur milieu de vie, et des fortes réactions des parents. Ces réactions engendrant souvent de la violence psychologique, verbale ou physique à notre égard.

Mais heureusement, nous vivons des journées remplies de reconnaissance exprimée par notre clientèle comme le sourire d’enfants joyeux, ou les remerciements d’un parent satisfait par nos services. C’est durant ces moments positifs que nous retirons une fierté à œuvrer pour la DPJ. Ces journées-là, il ne faut surtout pas les oublier.

Il y a une seule chose qui revient de semaine en semaine, c’est la vitesse de l’éclair à laquelle les jours passent. Une vitesse de croisière impressionnante pour franchir le fil d’arrivée du vendredi soir 16h30.


Je ne peux terminer sans souligner le soutien continu de nos collègues. Ils/Elles sont nos piliers, tout comme nos gestionnaires et nos SAC. C’est d’ailleurs avec toutes les expériences hors du commun vécues que nous formons des équipes tissées serré. Les liens se créent au travers des épreuves du quotidien, des interventions musclées, et des moments mémorables. La présence de nos collègues, on ne pourrait s’en passer. La collaboration avec tous nos partenaires à l’interne et à l’externe est aussi importante à souligner. Que ferions-nous sans eux?

Finalement, le quotidien à la DPJ, c’est particulier. C’est plus qu’une passion, c’est une vocation.

Texte rédigé par Jasmine Pagé-Martel, travailleuse sociale au service évaluation-orientation Ouest

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